Le DC3

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Carrière militaire :

Le 21 mai 1944 il fut expédié au centre de transformation (Troop Command Staging Center) chez Baer AAF.

Transféré aux USA à Morrison Airfield Air Force en Floride (AAF FL) le 31 mai 1944 où il fut assigné à la Twelfth Air Force (12th AF) et rejoint l’Italie le 13 juin 1944.

Après seize mois d’opération le 25 septembre 1945, il retourne aux USA et rejoint sa base de Morrison AAF ou un mois plus tard il fut entreposé comme excédent au terrain de Bush Field, Augusta GA le 5 novembre 1945. 

Novembre 1946 :

Il a été transformé de C-47 en DC-3 D « Maximisé » par la société Canadair-Limited de Montréal

13 Décembre 1946 :

Il a été acheté par le S.G.A.C.C Français, et immatriculé F-BAXG.

Il est resté propriété du SGACC, bien qu’utilisé par Air France. Ce n’est que le 10 janvier 1951 qu’il est devenu propriété de la Cie Nationale.

Il a été loué à Air-Atlas (Filiale Air-France au Maroc) en 1950 et réintégré à Air-France le 27 avril 1953 ou il continua sa carrière jusqu’en 1964.

6 mai 1964 – 1980 :

Il a été vendu au C.N.E.T. Immatriculé F-SEBD et entretenu sous le contrôle SIAR (Militaire).

La décentralisation à LANNION d’une partie du Centre National d’Etude des Télécommunications a nécessité la création d’un service aérien régulier entre VILLACOUBLAY et LANNION.

24 mai 1980 :

Convention entre le C N E T et l’Amicale Jean-Baptiste Salis pour 5 ans renouvelable.

6 juillet 1985 :

L’Amicale se porta acquéreur du DC-3. Immatriculé F-BLOZ

Avec un total de 27374 h 55 mn de fonctionnement depuis sa sortie d’usine.

Envergure : 28,95 m

Longueur : 19,70 m

Hauteur : 5,18 m au sol; 7m16 en ligne de vol

Masse à vide : 8772 kg

Masse maxi décollage : 12700 kg

Vitesse maximale265: km/h

Plafond : 7300m

Rayon d’action: 2500 km

Le Douglas DC3

Son premier vol remonte au 17 décembre 1935.

C’est au milieu de l’année 1935 que C.R Smith, président de la compagnie American AirLines, animé par le souci de surclasser ses concurrents

qui utilisaient des Boeing 247 et des DC-2, demanda à Donald Douglas de réaliser un dérivé de ce dernier, plus grand et plus luxueux.

Sous la direction de Fred Stineman, chef des projets chez le constructeur, le bureau d’études conçut un nouvel avion qui reçut la désignation de Douglas Sleeper transport (DST).

A l’origine l’appareil devait être aménagé avec 14 couchettes, mais les techniciens ne tardèrent pas à s’apercevoir qu’il était possible d’installer 21 sièges à condition d’adopter deux moteurs Wright Cyclone de 900 ch qui permettaient, par rapport au DC-2, un gain de 50% sur la rentabilité commerciale, au prix d’un accroissement de 3% du coût d’exploitation.

Le premier vol du prototype – baptisé DST Douglas Sleeper Transport (X14988) – eut lieu à Cover Field (aujourd’hui Santa Monica) dans l’après-midi du 17 décembre 1935, et celui-ci entra en service dans la flotte d’American Airlines le 11 juillet 1936.

Depuis 1935 Douglas en a construit dans les versions militaires et civiles, 10655 exemplaires, dans les usines de Santa Monica (961), d’Oklahoma City (5409) et de Long Beach (4285).

Si dans ce chiffre on ne relève que 609 commandes civiles pour 10046 militaires, il faut retenir que beaucoup de C-47 et autres versions ont été transformées en avions commerciaux.

Quelques mois avant le débarquement en Normandie, Douglas le produisit au rythme impressionnant de DEUX A L’HEURE !

Mais en réalité on ne connaîtra jamais le nombre exact d’appareils produits. La licence de fabrication fut vendue à l’Union Soviétique.

Ils devaient être utilisés tant par Aéroflot que par les militaires, sous la désignation d’abord de PS-84 (passagirskii samoliot, avion de passagers)

puis de Lisunov LI-2. La licence fut aussi vendue aux Japon à Nakajima qui acheva son premier exemplaire le 30 septembre 1938 sous l’identification L2D.

Douglas a construit 198 DC-2 au total. Fort de ce succès, la production du DC-3 a été conçue dès le départ de manière à répondre à des demandes importantes.

Quelques chiffres concernant le C-47 / DC-3

Sa conception a nécessité 3600 dessins, soit une surface de 2800 mètres carrés de papier.

Dans la construction de chaque exemplaire, il entre :

  • 1190 m de tubes.
  • 2438 m de fils métalliques.
  • 1230 mètres carrés de feuilles d’aluminium.
  • 870 m de câbles de commande.
  • 500 000 rivets qui, mis bout à bout couvriraient une distance de 5 km.

Le système de ventilation brasse 28 mètres cubes d’air par minute.

La société a même battu un record en affectant 400 ingénieurs et dessinateurs à ce projet qui allait subir plus de 300 essais en soufflerie.

Parmi les nouveautés, on retient le système de dégivrage des ailes. Les bords d’attaque sont recouverts d’une bande de caoutchouc dans laquelle le pilote peut envoyer de l’air sous pression pour faire craquer la couche de glace.

En 1941, après l ‘attaque de Pearl-Harbour, les U.S.A. durent se forger un outil de guerre

Un avion de transport spécifiquement militaire était trop long à étudier. Le DC-3 volait bien, était moderne et sa robustesse était déjà connue des spécialistes. L’US Army Air Corps décida donc de l’adopter en l’équipant d’une large porte cargo, d’un plancher métallique renforcé et de points d’arrimage pour la cargaison. Ainsi naquit le C-47 « SKYTRAIN » appelé aussi « DAKOTA » par les britanniques. C’est sous cette appellation qu’il restera marqué dans la mémoire populaire.

Le jour du Débarquement en Normandie, il a servi pour le transport des troupes, des parachutistes, pour remorquer les planeurs, pour le transport du matériel et le transport de civières.

Air France a utilisé des DC-3 jusqu’en 1968 pour le transport du courrier de nuit. L’armée de l’Air reçut environ 135 C-47 et les utilisa de la libération jusqu’en 1971. Ils servirent sous tous les cieux du monde et connurent leurs heures de gloire en Indochine puis en Afrique du Nord. L’aéronavale a utilisé 23 C-47 entre 1964 et 1982.

De nombreux DC-3 volent encore de par le monde (en Asie, Afrique et Amérique du sud), où leur rusticité et leur facilité d’entretien restent fort appréciées. Différents prototypes de versions modernisées et dotées de turbines ont vu le jour.

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